Adresse : http://www.playmobil.de/on/demandware.store/Sites-FR-Site/fr_FR/Link-Page?cid=TNP_FUN_ACTION
Développeur : Playmobil interactive
Annonceurs : Playmobil
Année de publication : 2004
Jeux concours : non
Collecte d’informations : non
Pour les joueurs
Nous sommes le week end dernier, je suis tranquillement à un repas de famille en week-end, quand ma petite cousine demande à jouer aux Playmobil sur Internet. J’avale ma gorgée d’eau de travers et je lui demande un peu de m’expliquer. C’est là qu’elle me détaille le contenu interactif du site officiel de la marque. Vous imaginez, je ne pouvais décemment pas laisser ce site “intesté”. Advergame.fr se devait de vérifier si ces advergames destinés aux plus jeunes valent réellement le coup. Dix-huit advergames Playmobil plus tard, me voilà paré pour écrire cet article un peu spécial, puisqu’il traitera de l’ensemble des jeux proposés.
Les “classiques”
D’une manière générale, chaque jeu exploite un gameplay totalement différent. Certains d’entre eux utilisent des mécanismes vus et revus. C’est le cas des
Fleurs magiques des fées ou encore de
Joue au jardinier, le premier étant un Diamond mine-like et le second, un simple solitaire. Même si ‘originalité n’est pas leur principale qualité, leur présence est assez naturelle dans une liste d’advergames conçus pour enfant. D’autres ont une jouabilité extrêmement simple, limitant l’interactivité à quelques mini-jeux intégrés à une narration. Dans
Le coup, par exemple, on suit une résolution d’enquête policière pimentée par quelques épreuves, notamment la reconstitution de portrait-robot. Si, globalement, ces phases ne sont pas vraiment fun à jouer, elles le deviennent un peu (pour les plus jeunes) grâce à une mise en scène des produits Playmobil assez attrayante et très bien faite. On sent la volonté des développeurs à développer l’univers de la marque et d’intégrer une dimension dramatique dans les jeux, là où ils auraient pu se contenter de simplement proposer la phase jouable. Cependant, à trop jouer la mise en scène, les différents jeux perdent un peu en vitalité ce qu’ils gagnent en humour et en profondeur. La faute principalement à l’absence des boutons permettant de passer la vidéo d’introduction (souvent longue) et d’enlever le son, agaçant si on écoute de la musique à côté.
Dans ces dix-huit advergames, peu parviennent à sortir du lot. Pourtant, j’ai trouvé trois d’entre eux assez particuliers pour m’attarder dessus. Le troisième prix est décerné à
L’épée de bois, non pas pour son gameplay usé, mais pour une mise en scène épique et dramatique, surfant tout droit sur la vague de Gladiator. La phase de jeu se concentre sur
les touches directionnelles gauche/droite et sur
la touche espace, pour avance/reculer et frapper. Rien de bien nouveau donc, si ce n’est une réalisation en 3D avec en arrière plan une arène qui participe largement à l’ambiance historique. Historique, parce que l’introduction va jusqu’à expliquer la condition de gladiateur aux joueurs. Une bonne initiative donc, d’être un jeu divertissant et didactique à la fois.

Le second jeu est
Panique au chantier, dont la jouabilité s’approche beaucoup de
Let it flow, sauf que les pièces sont imposées et doivent être placées pour relier le point A au point B et faire circuler l’eau. Une difficulté intéressante surtout du fait que les pièces en trop sont comptées en malus…
Enfin, le meilleur jeu des trois reste pour moi
Panique au port, où il faut conduire les caisses de couleurs différentes à leurs destinations respectives sur un tapis roulant. De la logique et un peu de rapidité seront nécessaires pour acheminer correctement les marchandises.
Verdict
Je pense que le verdict se devine facilement, l’ensemble de ces advergames est d’excellente facture, avec des challenges variés et surtout très adaptés aux enfants. La 3D suit impeccablement une mise en scène sympathique, avec des temps de chargement ridicules. On regrettera pourtant que quelques jeux restent un peu trop difficiles pour les plus jeunes, notamment
Jacques le rouge, dont la précision demandée est folle et
A la recherche des dinosaures, dont la maniabilité est catastrophique. Mis à part ces quelques cas, ce qu’offre du site de Playmobil est excellent, compte tenu de la cible. Les notes qui suivent sont une moyenne sur l’ensemble des dix-huit jeux.
Graphismes : 5/5
Jouabilité : 5/5
Durée de vie : 4/5
Fun : 4/5
Pour les marketeurs
C’est la crise pétrolière de 1971 qui est à l’origine de la “vraie” conception de jouets en plastique. Un an avant cela, un étrange bonhomme avait déjà pensé à des jouets qui pouvaient tenir dans des mains d’enfant. La raison de leur développement tient au fait que le plastique étant plus cher, l’entreprise allemande Geobra décide de produire des jouets plus petits que ceux qu’elle vendait jusqu’alors. Il a fallu à Hans Beck, l’inventeur des Playmobil, trois ans de conception et de nombreuses heures passées à convaincre ses supérieurs avant de pouvoir sortir le tout premier jouet de la marque, en 1974.

Cela s’est joué (c’est le cas de le dire) à peu de choses pour que ce produit soit massivement commercialisé. Aujourd’hui, la marque Playmobil est une référence parmi celles de jouets d’enfant. La plupart d’entre a connu une époque où ils ont été inévitables. Peut être d’ailleurs que les plus “anciens” d’entre vous ont connu les Playmobil sous le doux nom de klicky. C’était le nom donné aux personnages de la première génération de Playmobil en France. La marque est toujours là, aujourd’hui, depuis plus de trente ans maintenant, grâce à une adaptation constante, mais subtile de ses produits. De là à dire que ces bonshommes de plastique seront encore là dans dix ans, il n’y a qu’un pas.
Puissance : 4/5
Affinité : 5/5
Temps d’exposition : 5/5
Image de marque : 5/5
Note Globale Advergame : 




A vous de jouer : Faire jouer vos enfants à des advergames : pour ou contre ?