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Test Dégueulis efficace : MiniKratos pour God of War PSP sur Facebook.

Une publicité digitale fonctionne quand l’expérience interactive pour l’utilisateur est naturelle, et avec cette campagne pour le jeu PSP God of War, TBWA\365 nous fait une démonstration dans ce sens. Tout dans MiniKratos se déroule parfaitement, sans obstacle, en toute simplicité depuis la première sollicitation jusqu’au partage de la campagne avec ses amis.

Titre : MiniKratos, la vengeance format poche
Adresse : http://www.minikratos.com
Annonceurs : God Of War
Développeurs : TBWA\365

Année de publication :
2010
Jeux concours :
non
Collecte d’informations : Like, et c’est bien vu

Passons en revue cette opération :

On imagine bien le brief de l’annonceur, simple : mes consommateurs se trouvent sur Facebook, ils aiment le trash et le gore et j’ai une problématique de trafic/notoriété. Pour soutenir ma campagne sur les medias traditionnels, je veux qu’une audience large soit confrontée à ma campagne, pour espérer à terme, acte d’achat de mon jeu PSP.

L’idée créative vise juste :

Un nain morbide mais sympathique vous propose de ridiculiser un ami dans un univers aussi glauque que potache. Via Facebook connect, l’utilisateur sélectionne la photo d’un ami, choisit parmi plusieurs possibilités ce qui le saoule le plus (photos de vacances, raconte trop sa vie, pue du bec, etc.) puis lance une cinématique avec MiniKratos qu’il pourra ensuite partager sur le mur de sa victime. Le génie de la campagne est d’apporter une valeur ajoutée créative importante sans complexifier l’expérience. Evidemment, rien d’exceptionnel ni de très original dans la campagne, c’est la simplicité d’utilisation et l’intégration des cinématiques qui m’a plu. La bonne utilisation de méthodes connues reste ce qui ce fait de plus efficace en marketing digital (voir la campagne a hunter shoot a bear expliquée ici).

L’acquisition de trafic :

Aussi étonnant que cela puisse paraître, je suis arrivé sur ce mini site via les pubs Facebook, non pas parce qu’un ami blogueur ou spécialiste de la com web me l’a proposé… Vous savez ces petites bannières sur lesquelles personne ne clique… Et bien il faut croire que si le visuel est bien fait et le texte juste ce qu’il faut de mystérieux, le visiteurs Facebook sera tenté de voir ce qui se cache derrière. Et tout cela fonctionne justement parce que l’expérience proposée est assez convaincante immédiatement après l’atterrissage sur le site de MiniKratos.

Quelques défauts parce qu’il faut bien en trouver :

  1. Pas de collecte : Je suis tout de même assez étonné du peu d’intérêt que les marques accordent à la construction de base de données qualifiées transversales à toutes leur campagne. Playstation aurait tout de même intérêt à capitaliser sur chacune de ses actions sur le web en élaborant une véritable stratégie de conquête de profils qualifiés. Il y a de fortes chances qu’un acheteur de God Of War soit aussi intéressé par un autre produit Playstation… On notera tout de même la sollicitation au « like » qui sert parfois les même objectifs de fidélisation.
  2. Pas de possibilité d’encapsuler la vidéo produite : J’aurais en effet bien voulu partager avec vous quelques vidéos que j’ai produite, mais malheureusement pas d’autre choix que de la partager directement sur le profil de votre victime. Une simplification qui nuit un peu à la diffusion de proche en proche…
  3. Et après ? la place du produit : Si l’on parle un peu de performance marketing, je trouve qu’on aurait pu ici (et il y avait largement la possibilité) proposer un acte un peu plus engageant que le simple divertissement. Moi qui initialement n’était pas a priori intéressé par ce jeu, me voila bien enclin à en savoir plus. Pourquoi pas ne pas intégrer directement plus de présentation produits (photos, vidéo) voire pire un lien vers l’achat ou réservation du jeu.

CONCLUSION : Une très belle référence de campagne interactive virale bien faite, bien pensée, bien construite. Une campagne qui utilise bien les outils créatif et le buzz à des fins d’acquisition de trafic. Mais qui aurait pu être encore un peu plus performante avec une tendance plus marquée vers la performance.

Test Advergame : Saute dans ton jean pour Bonobo #FB

Titre : Application Facebook « Saute dans ton Jean »
Adresse : http://www.facebook.com/bonoboplanet
Annonceurs : Bonobo Planet
Développeurs :
Adictiz
Année de publication :
2010
Jeux concours :
non, et c’est bien dommage
Collecte d’informations : oui

Pour les joueurs

La quasi totalité des utilisateurs Facebook français connaissent sans le savoir Adictiz, les éditeurs de jeux sociaux, bien de chez nous (cocorico) qui ont entre autres développé Paf le chien, hit Facebook, qu’on ne présente plus. Ils se risquent aujourd’hui aux développements d’advergames avec un jeu pour la marque de prêt à porter Bonobo.

L’objectif est d’envoyer le plus loin possible Tarzan ou sa copine en le faisant atterrir droit, debout dans son jean Bonobo. Le jeu reprend le gameplay du Yéti Like (qui a fait le succès des éditeurs) en modifiant légèrement l’expérience, pour la phase de lancement (avec la souris) et en maintenant l’intérêt du joueur pendant l’envolée du personnage en tentant de conserver son équilibre (clavier). Vous le savez, moi qui préfère les gameplays mainstream je ne suis pas fan de la double utilisation clavier/souris qui nuit à la simplicité de l’expérience.

Cependant le jeu s’avère de bonne qualité, assez fun. Aussi bien dans les graphismes travaillés que dans l’expérience utilisateur qui emploie les explications au bon moment et n’est pas trop intrusif dans les moments de collecte. Où l’on retrouve l’expérience d’Adictiz, c’est dans l’utilisation parfaite des outils offerts par Facebook pour booster la viralité du jeu et son aspect social – nous en reparlerons dans la partie Marketing si vous le voulez bien :). On regrettera tout de même un jeu étonnamment gourmand en ressource, qui a un peu de mal à tourner sur mon PC et le ralenti parfois (la pauvre bête).

Les notes joueurs :

Graphismes : 3/5
Jouabilité : 2/5
Durée de vie : 3/5
Fun : 4/5

Pour les marketeurs

Facebook est un tournant pour nous autres, créateurs d’advergames. La grande critique adressée à nos petites opérations fut longtemps l’effort trop important accordé à l’acquisition de trafic associé à la création du contenu et Facebook répond en partie à cette problématique grâce aux outils viraux mis à disposition par son API.

Le jeu « saute dans ton jean », utilise parfaitement ses outils pour atteindre la diffusion de proche en proche permise par la plate forme.

  • Le like : Ce petit bouton, qui parait pourtant si simple est l’objectif principal d’une opération marketing sur le réseau social. Aujourd’hui, plus de 95% des interactions se font via le neews feed des utilisateurs et capter un prospect c’est le faire cliquer sur le like, ou l’y obliger gentillement, bien sur. C’est le choix pour ce jeu qui ne peut pas être joué sans un like préalable. C’est un choix un peu intrusif, qui aurait pu être remplacé par une landing tab sur la page fan mais sur le fond, c’est parfait.

  • Les high scores : Encore un outil évidement bien adapté par les développeurs qui connaissent bien le système déjà intégré dans tous ces jeux. On peut y voir le classement des amis et le général, évidement, mais pas si simple à mettre en place.
  • Les notifications sur le wall : Partout présentes (ami battu, meilleur score). Intéressant comme elles ont été intégrées comme si le jeu n’était pas publicitaire pour jouer la carte de la viralité un maximum, et amener doucement les amis de mes amis à jouer et au like.
  • La collecte d’emails : Très légère, vraiment pas dissuasif, au moment de l’annonce du résultat, ce qui à mon avis va un peu nuire à la performance. La marque a fait le choix de collecter par l’inscription plutôt que d’utiliser l’API Facebook au moment de la demande de permission. C’est plus respectueux du joueur, à savoir si la conversion va être bonne. Je laisse les responsables nous dire ça en commentaire s’ils le veulent bien 😉

En conclusion, SAUTE DANS TON JEAN est un vrai jeu social. Son aspect publicitaire est léger et tout est fait pour jouer à fond la carte de la viralité et la diffusion de proche en proche. Un belle référence d’advergame social que la rédaction d’advergame.fr salue !

Les notes marketing :

Puissance : 4/5 si la mayonnaise virale prend !
Conversion/Collecte : 3/5
Affinité à la marque : 2/5
Bonobo peut présent dans le scénario

Temps d’exposition : 2/5
Image de marque : 2/5

Note Globale Advergame : z-plein.gifz-plein.gifz-plein.gifz-vide.gifz-vide.gif

A vous de jouer : Une marque bien intégrée dans un advergame est elle une marque discrète ?

La publicité n’est pas la solution de monétisation de vos advergames ! Fallait y penser…

Je reprends l’activité de ce blog avec un joli paradoxe pour susciter l’intérêt du plus grand nombre et rebooster advergame.fr !

En effet, ça n’a échappé à personne, en quelques mois le petit marché de l’advergaming s’est vu considérablement modifié par l’évolution des pratiques de jeu en ligne. On peut donc légitimement se poser la question si l’explosion des jeux sociaux,  les nouveaux comportements d’achat de biens virtuels et la généralisation de paiements d’apps sur les portails mobiles (itunes en fer de lance) n’ont pas modifié en profondeur le modèle de communication via les jeux qu’on appelle communément Advergaming.

Souvenez vous d’abord du temps où nous vendions des jeux comme n’importe quel autre contenu publicitaire en ligne.

« Oui Monsieur l’annonceur, plutôt que de faire un mini site promotionnel, qui n’utilise pas le dixième de la puissance interactive du web, pourquoi ne pas faire un jeu ? ». C’est vrai, le discours était orienté sur l’expérience qualitative pour le joueur/consommateur,  sur l’aspect moins dissuasif d’un tel support, sur le fun ressenti, sur les valeurs de marque mises en scène, sur le temps d’exposition incomparable avec un contenu d’un media traditionnel. Malheureusement la réalité s’est confrontée à des problèmes bien profonds :

  1. Le coût : Un advergame réussi ça coute cher, c’est en effet un des contenus à produire les plus gourmands d’autant plus que pour se démarquer il faut mettre le paquet sur la technologie. Et lorsqu’il fallait exposer les efforts de diffusion à associer à ce type de campagne, l’annonceur frôlait la syncope. Créer un contenu c’est bien, aussi bien construit soit il, il faut lui associer des investissements d’acquisition de trafic encore plus importants. Pour réussir son coup il fallait y mettre les moyens et le jeu en valait il bien la chandelle ?
  2. La conversion : Même si les études tendent à prouver que désormais le monde entier joue, partout, tout le temps. Un advergame ce n’est pas grand public. Tous ceux qui vous diront le contraire se trompent. Ce sont les contenus les moins accessibles pour la grande masse des internautes. Faites l’expérience, mettez mamie, maman, même parfois le grand frère devant un petit jeu sur le net. Patatras, au bout de 5 secondes vous avez compris le problème : « On joue avec les flèches ? », « A quoi elle sert la moto ? », « Quand je clique avec la souris le bonhomme il saute, c’est normal ? »… Rares sont ceux qui vont assimiler rapidement et pire, prendre du plaisir à jouer. C’est un contenu qualitatif, qui peut réaliser ses objectifs quantitatifs à la seule condition que le joueur puisse bien jouer le jeu et ça, ça n’est pas toujours gagné.
  3. L’audience : Une campagne réussie c’est une campagne qui attire du monde. Et le monde sur le web, c’est le buzz. Malgré l’intégration de bouton d’acquisition de trafic social et la construction de scénario de jeux buzzables (sexy, potache, trash…), l’advergame reste moins pertinent qu’une vidéo virale pour toucher large et jouer la carte de la diffusion de proche en proche.

Alors que reste-t-il à ce contenu ? Faut-il jeter bébé avec l’eau du bain ?

Evidemment que non (franchement y’avait un suspens ?). Le jeu reste un contenu de très grande qualité, de nombreux avantages persistent à l’utiliser à des fins marketings seulement il faut jouer carte sur table, identifier clairement des objectifs pour ce contenu très particulier qui ne répondra qu’à quelques unes de vos problématiques.

Pour mieux comprendre le potentiel marketing des jeux sur Internet il faut étudier précisément ce qui fait que 10 millions de personnes passent chaque mois 1h en moyenne à planter des carottes, élever des poules ou des poissons rouges sur Facebook. Personne ne veut y croire mais pourtant. En d’autres termes, pourquoi Farmville ? Pourquoi Restaurent City ? Pourquoi ces « jeux » de gestion sur Facebook ou iPhone fonctionnent ils si bien,  et comment réadapter ces recettes à nos problématiques de marques ?

  1. Un gameplay simple, basique : Un advergame réussi se doit d’être ultra simplifié dans sa jouabilité. Juste une souris, une touche maximum. Pas de clavier, trop compliqué, trop hardcore gamer… Pourquoi ? D’abord pour jouer la carte du grand public. Farmville, c’est facile. On clique, on déplace la souris, les grands moments c’est le drag and drop mais rien d’autre. Il faut la jouer light pour toucher le jackpot. Pour les jeux iphones c’est la même recette, simplicité illustrative et compréhension immédiate seront vos principales atouts.
  2. La collecte, la collecte, la collecte !! Je m’explique : Un discours professionnel sur Internet c’est un discours technique. Un discours technique en publicité ça s’appelle du marketing à la performance c’est à dire du DATA. Qu’est ce que le data, c’est la collecte d’informations sur vos joueurs. L’advergame vous propose d’ajouter aux informations textuelles des champs comportementaux qui valent de l’or pour vos campagnes. Encore une fois, c’est une des forces, des spécificités de ce contenu par rapport à ces petits amis sur la toile. Plus vous intégrerez des mécaniques traditionnelles d’acquisitions de données de vos joueurs, plus vos opérations seront valorisables et donc réussies !
  3. Social ingaming :  L’actualité de l’advergaming c’est cette formidable opération de Macdonald’s qui se sert de farmville pour faire sa promotion. Une ferme à l’image de la marque, des biens virtuels à placer dans votre ferme, c’est bien vu. Voila une bonne manière que se servir de ces énormes gestionnaires de trafic que sont les social games. Donc jouer la carte du partenariat avec des jeux ou plate forme ayant une audience en affinité avec votre cible de joueurs c’est le must. Evidement pour Macdo c’est facile, leur audience c’est le monde entier.
  4. L’engagement : Il ne faut plus parler d’image, de notoriété, de temps d’exposition. Voir les tendances 2010 vues par les agences. Aujourd’hui c’est le dialogue, l’immersion et l’engagement qui polarisent tous les efforts d’une bonne agence web qui se respecte. Et cela tombe bien, car il n’y a pas mieux qu’un jeu pour immerger, pour engager un consommacteur (spéciale dédicace à Jacques S.). Les forums de joueurs, les communautés de gamers sont les plus actives sur le web car le jeu passionne, ce sont des univers complets, sociaux, collaboratifs. Bref, la solution à vos problématiques d’engagement.
  5. Le plus dur, mais le plus fort, la monétisation : Quel annonceur n’a jamais rêvé de la publicité à 0€ voire mieux, la publicité rentable, qui rapporte ! C’est aujourd’hui possible avec l’advergaming. L’audience d’un jeu est une audience engagée hyper qualitative, en affinité forte, avec une récurrence incomparable avec d’autres contenus. Un bon jeu c’est un jeu sur lequel on revient, on y passe un temps fou et parfois même on y dépense de l’argent. Le jeu a remporté à biens des égards la guerre de la monétisation sur le web, il n’a pas subit les attaques sur la musique ou les vidéos, bien au contraire, il s’en sort très bien. Affiliation, biens virtuels, base de données, achat à quelques euros sur l’Appstore, une bonne gestion de l’audience d’un jeu peut rapporter gros et certaines marques bien conseillées peuvent se faire entendre avec ses moyens… surprenants dirons nous 😉 Lire Mobile Virtual Goods Generate 4X More Revenue Than Ads

L’advergaming est mort vive l’advergaming… Tous les jours, il y a une révolution sur Internet. Et à l’échelle du marché du jeu, 2010 a été une fracture. L’advergame de papa qui n’avait pas 5 ans a pris du plomb dans l’aile, mais il peut retrouver toute sa superbe en se servant du potentiel d’un contenu qui a encore de beaux jours devant lui… Qu’en pensez vous ?

Catégories :Test

Majin and the Forsaken Kingdom sur Facebook

Majin and the Forsaken Kingdom sur Facebook

Cet advergame sur Facebook, créé par Virtuadz a été lancé hier pour soutenir la promotion du jeu console éponyme.

Majin and the Forsaken Kingdom est un jeu qui sortira le 26 novembre sur Xbox360 et PS3. Jeu assez exceptionnel pour la qualité des visuels et l’univers féérique qui s’en dégage, Namco Bandai (les éditeurs) a cherché à le promouvoir sur Facebook car la cible est plus que représentée sur le réseau : je n’apprends rien à personne je pense.

Nous (Virtuadz) avons d’abord du adapter l’esprit du jeu avec les contraintes techniques du développement Web, on ne peut évidement pas reproduire la puissance d’une console avec du flash aussi bien d’un point de vu visuel que de la précision de la physique. Donc avec modestie, il a fallu réadapter le scénario, redesigner les personnages et modifier le gameplay pour offrir à l’utilisateur l’expérience la plus immersive possible et proche de ce qu’on peut éprouver face à sa console. Donner envie d’en savoir plus sur une marque ou un produit c’est bien la l’objectif d’un jeu publicitaire…

Ensuite, le défi a été d’intégrer les outils de partage Facebook a un jeu de plateau, sans être dissuasif ni intrusif, car sur Facebook comme toujours sur Internet, une erreur dans le contenu peut être mortelle… Sur les jeux de gestion, city building et autres restaurants manager la tâche est plus aisée que sur un jeu d’action mais c’est la tout le défis ! Et la solution adoptée a été de proposer aux joueurs de sauver ses amis en danger de mort grâce aux 2 héros : un petit gentil et un gros… gentil aussi. Ensuite on partage son meilleur score, on se moque de ceux qui n’ont pas réussi à vous sauver et on félicite les plus brillants dans le tableau des high scores ! Simple mais efficace…

Pour essayer c’est par ici : http://www.facebook.com/majin.thegame

Alors j’attends vos avis, qu’en pensez vous ? le paris a-t-il été réussi ?

Le trailer magnifique pour les amateurs :

Catégories :Test Étiquettes : ,

La vidéo du Vendredi : Pourquoi n’y a-t-il pas de Lauren Feldman en France ?

21/06/2008 7 commentaires

Vous connaissez surement Lauren Feldman, un blogueur américain très critique sur la vie et le développement des start up de la Silicon Valley. Il n’hésite jamais à détruire littéralement un nouveau site (il s’attaque assez régulièrement à notre Loïc national) mais aussi à pousser des coups de gueule sur les comportements des blogueurs en général. Ici un craquage sur l’utilisation égocentrique des commentaires :

Ces critiques me font énormément de bien car elles sont souvent tout à fait pertinentes et extrêmement lucides quant aux véritables explications du développement croissant des services sociaux.

J’ai posé la question récemment sur Twitter : Comment se fait il qu’il n’y ait pas en France une personnalité correspondante, capable de critiquer de manière vive et acerbe le système du Web collaboratif ? Je trouve que nous sommes tous assez complaisants, peut être un peu trop. Par exemple, dans un récent article, Eric annonce clairement qu’il n’a reçu quasiment que des encouragements depuis l’ouverture de son blog. Cela me paraît absurde. Toute la blogosphère française se tape régulièrement dans le dos, se congratule, nous faisons une ronde bon enfant dans un monde idéalisé. Selon moi, il n’y a pas assez de clash, pas assez de confrontations ni de débats, trop de « super ton billet », « tout à fait d’accord », « longue vie à ton blog que je lis régulièrement » etc. Seuls les trolls font office aujourd’hui de contre pouvoir, et ce n’est pas franchement satisfaisant…

Thierry (qui est justement pour moi est le blogueur qui a assez d’impertinence et de recul pour devenir l’équivalent de Feldman en France) m’a rétorqué que Loren pouvait se permettre cette posture parce qu’il n’avait aucun intérêt personnel en jeu dans le Web et que son image ne pouvait pas être dégradée par son show quotidien. Après une recherche, je me suis rendu compte assez rapidement que c’était absolument faux. Feldman est le propriétaire d’une agence interactive qui réalise du contenu vidéo pour des annonceurs américains, il est ami proche de Arrington et Calacanis et récemment promu journaliste chez cnet.

Pour conclure, je dirais qu’il nous manque un Feldman d’abord parce que la France est une minuscule île dans le gigantesque océan que représente le Web mais surtout à cause d’un poids cuturel qui n’existe absolument pas au US. La liberté de parole et de ton est infiniement plus développé outre atlantique. Ils ont la culture de la confrontation, de la liberté d’expression débridée et du clash. Bref, beaucoup d’avance encore une fois pour nos cousins américains, ils ont décidement le don pour faire avancer, détruire, reconstruire et nous mettre face à nos limites. Ce sont eux qui font le Web, aussi parce qu’ils savent en quoi il n’est pas parfait.

La vidéo du Vendredi : Les histoires les plus courtes sont les meilleures

La publicité sur Internet s’organise. La problématique pour les marques est clairement de réussir à se faire entendre dans ce gigantesque Brouhaha. L’agence à aujourd’hui 2 leviers pour satisfaire ce postulat : La création, la diffusion. L’industrialisation du deuxième point est simple, les chaînes Web sont connues et un achat d’espace intelligent suffit. Seulement, pour la création, et bien c’est un peu plus subtile, trouver les bons concepts, les bons « touch points », l’idée qui fera mouche… Eh bien, pourquoi ne pas faire appel à la bonne vieille méthode du recyclage de sketch ou de stars ? C’est vrai pourquoi ?

Voir aussi Dolce Gusto

Ces publicités ne sont rien d’autre que l’industrialisation du processus de création publicitaire. 

Smacl assurance : Femmes au volant bonus au tournant

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Titre : Elle assure au volant
Adresse : http://www.elleassureauvolant.com/jeu.html
Développeurs : Muchimuchi
Annonceurs : Smacl assurance
Année de publication :
2008
Jeux concours :
non
Collecte d’informations : non

Pour les joueurs

Vous avez bien regardez le screen ci-dessus ? Et bien je n’ai rien d’autre à ajouter sur le jeu. Bon même si il n’y a pas grand chose à dire sur l’expérience et le gameplay, je vais quand même vous faire un petit récapitulatif. Les hommes ne savent pas conduire, se sont de vrai danger public et c’est pour cela que madame (que nous contrôlons) va empêcher pendant 30 secondes ces fous du volant d’emprunter la 206 et créer un accident. Notre arme ? La pichenette, très efficace pour repousser ces sauvages de la vitesse. Pour résumer les absents : pas de high score, pas de jeu concours, pas de chalenge et une facilité de jeu déconcertante.

Graphismes : 3/5
Jouabilité : 3/5
Durée de vie : 1/5
Fun : 2/5

Pour les marketeurs

Je suis méchant avec le jeu et pour cause, celui-ci ne vaut pas le reste de la campagne de Smacl assurance auto, qui elle est hilarante. Samcl offre une remise de 15% aux femmes sur leur contrat car celles-ci s’avèrent plus prudentes au volant. Le message est véhiculé par une campagne basé sur l’humour donnant réponse aux clichés machistes des femmes au volant. Vidéos, photos, statistiques et advergame sont réunis sur le site de l’agence pour nous démontrer, preuves à l’appui, que les hommes ne savent pas conduire. Humour et sensibilisation s’y côtoie. Tous les clichés de l’homme au volant (doigt dans le nez, voiture tuné, musique à fond et alcool) appuyés par des statistiques œuvrent pour nous ôter de l’esprit ces clichés infondés sur les femmes. J’ai été agréablement surpris par « Elle assure au volant » qui m’a fait passer un bon moment. Mais malgré son humour trash apprécié de tous, la campagne n’a pas été suffisamment visible sur internet.

Puissance : 2/5
Affinité : 5/5
Temps d’exposition : 4/5
Image de marque : 5/5

Note Globale Advergame : z-plein.gifz-plein.gifz-plein.gifz-vide.gifz-vide.gif

A vous de jouer : Véritable engagement féministe ou stratégie marketing bien orchestrée ?